Tableau 1. Exemples de vulnérabilités biologiques et socioéconomiques ayant des implications sanitaires liées au climat pour chaque groupe/communauté vulnérable16
Groupe ou communauté vulnérable Vulnérabilité biologique, physiologique et sanitaire Vulnérabilité socio-économique et démographique
Femmes Problèmes de santé reproductive et maternelle chez la femme, y compris pendant la grossesse, le post-partum et la ménopause. Inégalité d’accès aux ressources. Propension sociétale à des rôles sociaux ou économiques traditionnellement féminins, par exemple la prestation de soins.
Enfants et jeunes Développer des systèmes biologiques, y compris le système immunitaire. Plus grande sensibilité à la chaleur ou aux maladies respiratoires. Conditions de vie à risque plus élevé pour les enfants issus de familles avec un statut socio-économique faible. Manque d’agentivité dans la prise de décisions.
Les personnes âgées Immunité plus faible, régulation réduite de la chaleur corporelle, utilisation de médicaments et risque accru de maladie due au vieillissement. Comorbidités. Ressources financières ou sociales limitées. Plus grande probabilité de vivre seul.
Travailleurs Maladie préexistante (professionnelle). Exposition accrue aux conditions météorologiques extrêmes (en particulier pour les travailleurs à l’extérieur) et aux produits chimiques ou toxines. Une plus grande exposition aux risques pour la santé en raison d’un travail physiquement exigeant ou de conditions de travail dangereuses.
Personnes déplacées Des taux plus élevés de prolifération des maladies. Problèmes de santé mentale dus à un traumatisme. Accès limité à des facteurs clés de la santé, tels que le logement, l’alimentation, l’assainissement et les soins de santé.
Personnes vivant avec un handicap Morbidités physiques ou mentales préexistantes et risque plus élevé de mauvais résultats en matière de santé. Défis de mobilité. Dépendance aux autres. Agence limitée et accès à des facilitateurs clés de la santé, tels que le logement, les soins de santé et l’emploi.
Peuples autochtones Traumatisme générationnel. Prédisposition génétique plus élevée à certaines maladies chez certaines populations autochtones. Dépendance aux écosystèmes naturels pour la subsistance, la culture et le mode de vie.
Minorités ethniques Prévalence plus élevée de certaines maladies dans différents groupes ethniques. Discrimination systémique. Des conditions de vie plus risquées, par exemple à proximité de sites industriels ou de couloirs de circulation très pollués.
Communautés rurales et éloignées Proximité des exploitations agricoles ou industrielles qui utilisent des produits chimiques nocifs tels que les engrais, pesticides ou solvants. Risque plus élevé de zoonoses. Accès limité aux infrastructures, à l’eau potable et difficultés d’accès aux soins de santé.
Personnes avec un faible statut socio-économique Prévalence plus élevée de problèmes de santé préexistants et risque de maladies infectieuses et non transmissibles en raison des mauvaises conditions de vie. Capacité limitée à prendre des mesures d’adaptation et de résilience et à accéder aux soins. Une plus grande exposition aux risques liés au climat, tels que des conditions météorologiques qui changent rapidement.
Personnes avec des conditions préexistantes Plus grande sensibilité à la morbidité et à la mortalité dues aux événements liés au climat. Défis possibles liés à la mobilité et autres handicaps causés par la maladie préexistante.